Le sel sur ta peau,
qui me laisse te savourer.
Tu sens la mer profonde;
très proches, enlacés,
les vagues nous traversent
et nous emportent dans leur rythme.
Les vagues qui en nous
se brisent une à une
tentent de nous diviser,
en vain : rien ne nous sépare.
Un effleurement léger
sur ta peau;
maintenant tu sens le sable,
ton corps enfoncé dedans.
Le sable se retire,
s’insinue dans tes pores,
et la caresse grandit,
plus dense et plus profonde.
Tes mains, toujours douces,
glissent sur ma peau;
je respire un air très froid,
et toi, tu l’embrases ensuite.
Mon corps frémit,
recouvert par le tien;
je me perds dans ton univers,
je me fonds en ta présence.
Les vagues se brisent lentement
sur la peau brûlante;
leur murmure devient ombre,
s’éteint vers le silence.
Le vent passe, léger,
sur ma peau éveillée,
la fait frissonner un peu,
à peine un instant.
L’eau reste en furie,
et le vent nous répond;
avec nous, il se lève
et hurle vers la nuit.
Tes mains, toujours douces,
glissent sur ma peau;
je respire un air très froid,
et toi, tu l’embrases ensuite.
Mon corps frémit,
recouvert par le tien;
je me perds dans ton univers,
je me fonds en ta présence.